On arrive à la fin de l’année 2008 !
Les prédicitions passées étaient-elles correctes ?
Je vous laisse juge…

Web 2.0 est maintenant sur le plateau de productivité ou dans la désillusion totale ?

Je n’arrive pas à être convaincu par cette présentation :

Il utilise bien le mot ad-hoc. Il me semble que chaque cas lié à une urgence est tellement spécifique que la seule chose vers laquelle les ONG devraient tendre c’est d’être “champion” sur la gestion rapide de ces cas toujours assez différents pour ne pas pouvoir ré-utiliser les mécanismes de gestion des cas antérieurs (cela doit être son “anti-patern”). Enfin, si on prend des cas de support à des ONG dans une région géographique réduite, on arrive peut-être à avoir des modèles adaptables très rapidement. C’est peut-être le sens du talk de ce jeune homme ?

This keeps on buzzing, et ce n’est pas un hasard… Un responsable de HP, Cisco vous raconte leur manière de voir ce marché prometteur…

Chaque mois, en 2008, il y a 6 millions d’indiens en plus qui souscrivent un compte mobile phone. By Bruce Sterling (père du mouvement cyberpunk). Provocateur, clairement, influence occidentale très -trop ?- forte, mais la question de fond “Quelle technologie pour un état comme la Corée du Nord, en cas de fin de régime ?” est intéressante. -Evidemment, il se garde bien de donner des recettes…, et il reconnaît que la Corée du sud à déjà fait ce chemin du même type… -. Autre point intéressant c’est l’observation faite que la fracture numérique “descend” jusqu’au niveau du PC, et qu’il n’y a pas de fracture au niveau du téléphone mobile dans les pays en développement. Le cellulaire est commun à tous et traverse toutes les classes sociales. Par contre, les profiles des souscrivant (pre-paid, post-paid) sont très différents d’un pays en développement par rapport à un pays riche. Pas de banque, mais des systèmes financiers via téléphone mobile ? C’est un essai d’un futuriste…

La vidéo du samedi. Elle date de 2003. Elle est sympathiquement documentée avec des notes de l’époque (ex : “impossible the run the damn thing, went home !; Code error, machine not guilty!, etc.), sur les itérations liées au développement.


On parlait déjà de Google ici. Mais le monstre étant ce qu’il est, il fascine. Depuis toujours, la réussite intrigue. Ce qui me paraît intéressant aujourd’hui, c’est qu’on parle de Google comme on parlait de Microsoft il y a quelques années. Mais comment diable pouvons-nous tous apprendre du maître ! Telle est la question.

Mister Andrew P. McAfee a un réflèxe excellent lorsqu’il se trouva devant l’administrateur en chef de Google (Eric Schmidt), lors d’une conférence de Lab Management:
Il se rappelle de ce que ces élèves pensent face à Google et interpelle le CEO :

Eric, comme beaucoup de gens ici, j’enseigne dans une école de commerce, et j’ai toujours été déçu par les résultats à chaque fois que je utilisais Google comme une étude de cas. Mes étudiants [...] disent toujours qu’il n’y a rien à apprendre de votre entreprise parce qu’elle est tout simplement trop différente de la leur, vous êtes très jeune, vous êtes dans cette étrange industrie en ligne, et vous êtes pleins de personnes avec un QI de 145.
J’ai essayé de repousser ces arguments dans la salle de classe, mais en vous écoutant ce soir je commence à penser que mes élèves ont peut-être raison ! Comme vous l’avez décrit, Google semble être une organisation unique. Alors que peuvent réellement apprendre les autres entreprises de vous ?

Et comme Mr Schmidt est apparemment le genre de personne à donner des réponses et de plus “aiguisées”, il balança :

Ils peuvent apprendre à écouter. S’écouter les uns les autres est essentiel à notre culture, et on ne s’écoute pas simplement car on est tous très intelligents. Nous sommes à l’écoute parce que tout le monde a de bonnes idées, et parce que c’est un excellent moyen faire preuve de respect. Et toute entreprise, à tout point de son histoire, peut commencer à écouter davantage.

La conversation, la conversation et toujours la conversation (avec des buts et un processus tout de même, on est d’accord). Ecoutez ceci aussi :

Cette interview me fait définitivement penser à celles faites à l’époque sur Microsoft.
Mais j’aime bien un point en particulier, c’est l’idée de “chaos ordonné”. Finalement tout processus en est un, la dose de chaos est doit “simplement” être mesurée.
Pour le reste, il me semble qu’il n’y a pas grand chose de nouveau, sauf, peut-être, que Google est bon dans tous les domaines évoqués comme le “product scalibility”, “time loop” entre prototype et produit fini, la meilleure manière d’extraire le jus des QI élevés, accepter l’erreur, humilité de chacun (sic!), mettre les idées en face des clients et les faire disparaître aussi sec si ça ne marche pas, et -apparente réalité- chez Google : l’individu est au centre du processus…
L’Entreprise 2.0 ? dont Mr Andrew P. McAfee parle ici avec des liens sur quelques exemples de compagnie de ce type.