Un excellent blog sur la vie en matrice ! Enfin la vie professionnelle dans une société organisée en matrice.

La question de la loyauté pour les collaborateurs entre la ligne verticale et la ligne horizontale est au cœur du flou intrinsèque créé par un management en matrice.

On peut se demander, dans de telles organisations, quelle est la part de flou acceptable de la part liée à d’autres questions (responsabilité, autorité, communication, coopération inutile, etc.).

C’est comme si une structure organisationnelle ne pouvait pas résoudre les choix de la pensée stratégique d’une entreprise. En quelques sortes, une impasse dont tout le monde s’accommode ou doit s’accommoder. Résoudre une stratégie complexe par une structure complexe peut être erroné.
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Un des problèmes actuels de la matrice est qu’elle est statique alors que l’environnement dans lequel se trouve cette structure est de plus en plus dynamique.
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Si le sommet de la matrice est clair sur ses objectifs, ce sommet ne subit pas ou peu les réalités de la matrice. Réalités qui peuvent être vécues par les cadres intermédiaires, qui doivent toujours faire un choix entre les deux (ou plus) pouvoirs (vertical, horizontal, etc.) et le choix, même temporaire, de la loyauté (équilibre), de manière difficile. En plus, il s’agit pour ces cadres d’être loyaux de manière intelligente et dynamique, le dilemme de la loyauté dans la matrice ne peut pas être résolu de manière définitive (sinon, cela ne serait pas une matrice !).
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Les cadres intermédiaires font finalement fonctionner la matrice. En effet, comme dit plus haut, les dirigeants, encore une fois si les objectifs sont clairs, sont certainement moins sujets au dilemme et la base, si protégée de la matrice (en ayant qu’un seul chef), peut aussi éviter les choix de loyauté et l’équilibre qu’il faut maintenir au niveau intermédiaire.
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Organisation matricielle égal plus de communication. Plus de communication n’est pas toujours égal à plus d’efficacité…

On parlait déjà de Google ici. Mais le monstre étant ce qu’il est, il fascine. Depuis toujours, la réussite intrigue. Ce qui me paraît intéressant aujourd’hui, c’est qu’on parle de Google comme on parlait de Microsoft il y a quelques années. Mais comment diable pouvons-nous tous apprendre du maître ! Telle est la question.

Mister Andrew P. McAfee a un réflèxe excellent lorsqu’il se trouva devant l’administrateur en chef de Google (Eric Schmidt), lors d’une conférence de Lab Management:
Il se rappelle de ce que ces élèves pensent face à Google et interpelle le CEO :

Eric, comme beaucoup de gens ici, j’enseigne dans une école de commerce, et j’ai toujours été déçu par les résultats à chaque fois que je utilisais Google comme une étude de cas. Mes étudiants [...] disent toujours qu’il n’y a rien à apprendre de votre entreprise parce qu’elle est tout simplement trop différente de la leur, vous êtes très jeune, vous êtes dans cette étrange industrie en ligne, et vous êtes pleins de personnes avec un QI de 145.
J’ai essayé de repousser ces arguments dans la salle de classe, mais en vous écoutant ce soir je commence à penser que mes élèves ont peut-être raison ! Comme vous l’avez décrit, Google semble être une organisation unique. Alors que peuvent réellement apprendre les autres entreprises de vous ?

Et comme Mr Schmidt est apparemment le genre de personne à donner des réponses et de plus “aiguisées”, il balança :

Ils peuvent apprendre à écouter. S’écouter les uns les autres est essentiel à notre culture, et on ne s’écoute pas simplement car on est tous très intelligents. Nous sommes à l’écoute parce que tout le monde a de bonnes idées, et parce que c’est un excellent moyen faire preuve de respect. Et toute entreprise, à tout point de son histoire, peut commencer à écouter davantage.

La conversation, la conversation et toujours la conversation (avec des buts et un processus tout de même, on est d’accord). Ecoutez ceci aussi :

Cette interview me fait définitivement penser à celles faites à l’époque sur Microsoft.
Mais j’aime bien un point en particulier, c’est l’idée de “chaos ordonné”. Finalement tout processus en est un, la dose de chaos est doit “simplement” être mesurée.
Pour le reste, il me semble qu’il n’y a pas grand chose de nouveau, sauf, peut-être, que Google est bon dans tous les domaines évoqués comme le “product scalibility”, “time loop” entre prototype et produit fini, la meilleure manière d’extraire le jus des QI élevés, accepter l’erreur, humilité de chacun (sic!), mettre les idées en face des clients et les faire disparaître aussi sec si ça ne marche pas, et -apparente réalité- chez Google : l’individu est au centre du processus…
L’Entreprise 2.0 ? dont Mr Andrew P. McAfee parle ici avec des liens sur quelques exemples de compagnie de ce type.

A lire…

Manager sans perdre son âme sur les échos.

Finalement une question que tout le monde se pose… et vous, vous êtes quel type de manager ? Un viandeur ou quelqu’un qui essaie de composer avec “l’insoutenable légéreté de l’être…” sans oublier la vôtre ?

Ahhh ces sciences inexactes ! Je ne sais plus qui disait “Manager c’est un peu comme un couple, ça vit, ça s’explique, ça décide, etc.”