Où en est-on dans ce domaine ?
Quelle liberté sur internet et quels sont les pays les plus contrôlant ?
Toujours selon Open Net Initiative, la carte interactive est ici.

A noter qu’aucune évidence de filtrage ne signifie pas son absence…

Filtrage au niveau social :

Ce sont presque les mêmes états. Les états qui font un filtrage fort sur ces aspects sont en foncé ici:

Prenons l’exemple du Soudan qui accepterait ouvertement le filtrage de contenu qui n’est pas en accord avec la moralité publique ou éthique ou met en danger l’ordre. Ceci en plus de la pornographie et, de manière moins importante les contenus gay, sites de rencontre, etc. Un organe régulateur qui peut donc avec une loi de ce type à peu près faire ce qu’il veut en terme de filtrage.

Toujours sur cette même carte interactive, on trouve les informations sur le filtrage de certains états liés à des informations “sécurité et conflits” et la dernière carte montre les pays limitant l’accès au “outils internet”, bref, un pays où les geeks devraient se faire rare.

Où en est-on dans ce domaine ?
Quelle liberté sur internet et quels sont les pays dont le filtrage est fort ?
Selon Open Net Initiative, voici les plus mauvais élèves :

A noter qu’aucune évidence de filtrage ne signifie pas son absence…

Filtrage au niveau politique :

Omniprésent pour la Chine - Iran - Tunisie - Vietnam - Myanmar - Syrie viennent ensuite avec des restrictions substantielles Ouzbékistan - Ethiopie - Libye - Arabie Saoudite - Pakistan

Intéressant le rapport dissèque la Russie, de manière générale la Fédération de Russie ne ferait pas de filtrage technique -quoique les tests n’ont pas pu être réalisés de manière optimale, mais on ne connait pas la raison de cette impossibilité- mais une forte surveillance du net est présente. Voir ce billet sur SORM. Une sorte de filtrage du type : “vous savez que nous savons ou pouvons savoir… si nous voulons”, message subversif et clair.

  • [...] Tests were made in the Russian Federation and Turkmenistan, although in these two cases limitations on the testing methodology do not allow us to claim comprehensive results.
  • [...] Overall, Internet penetration in Russia lags behind that of other industrialized nations (15 percent as of 2005),4 and is relatively high only in large cities (particularly Moscow and St. Petersburg). Voir billets au sujet de l’audience internet en Russie ici et ici.
  • [...] Russia’s legal approach to Internet surveillance for law enforcement (that is, the System for Operational-Investigative Activities or SORM-II, which allows security services unfettered physical access to ISP networks)
  • [...] At the regulatory and technical level, SORM-II requires ISPs to provide the Federal Security Service (FSB) with statistics about all Internet traffic that goes through the ISP servers (including the time of an online session, the IP address of the user, and the data that were transmitted). ISPs themselves are responsible for the cost and maintenance of the hardware and connections. ISP objections to SORM-II, which raised concerns about individual privacy, resulted in the providers being stripped of their licenses.
  • As a consequence, SORM requires government personnel to obtain a court order to intercept telephone conversations, electronic communications, or postal correspondence. In reality, however, the FSB will not bother to seek a warrant. Recently a senior FSB official sought to apply similar registration requirements for all mobile phones with Internet capabilities. However, despite this formidable surveillance potential, there is doubt about the actual capacity of the FSB to analyze the data collected.

Pour être fairplay, il faut aussi ajouter que finalement “In many respects, SORM is not unlike a combination of the Unites States’ Communications Assistance to Law Enforcement Act (CALEA)12 and the recent “warrantless” provisions for wiretapping, including the PATRIOT Act13 passed after the attacks of 9/11.” … (sic !)

La source est ici. Pour les non-initiés, le CIFRES est le Centre Franco-Russe d’Intelligence Economique et Stratégique…

Extraits :

Les “camarades de classe” ainsi que les copains d’avant qui se réunissent par nostalgie autours des sites communautaires russes ont dévoilé - sans le savoir - la structure et la répartition des bases de Forces d’Armées Russe dans le pays et à l’étranger et avec une exactitude incroyable.

La popularité grandissante des communautés sociales permet la collecte et la diffusion des informations diverses et variées. Ainsi, les données fournies par les utilisateurs du site odnoklassnki.ru (un site permettant de retrouver des amis d’école perdus de vue) ont constitué une mine d’information sur la localisation géographique des bases militaires et ses différentes divisions en Russie et à l’étranger.

À la veille de la fête russe de défenseur de la patrie, le site Odnoklassniki.ru a recueilli une des bases de données ouvertes la plus complète recensant les bases militaires.

[...]

Internet a failli tomber dans la liste des secteurs stratégiques russes prévue par le projet de loi « Sur les modalités des investissements étrangers dans les organisations commerciales revêtant une importance stratégique pour la sécurité nationale de la Fédération de Russie» Ce qui rendrait impossible à une société étrangère de prendre le contrôle d’un FAI russe. Le 19 mars 2008, Internet a été écarté de cette liste « noire » pour les étrangers.

RuTube (le Youtube russe) a été racheté récemment par Gazprom-Media pour un montant avoisinant les 20 millions de dollars .

Au début du mois de mars, l’état major de FSB a émit une directive interdisant aux officiers toute inscription aux sites communautaires sous peine de licenciement.

Le 31 mars 2008, la direction de la garde des frontières de Mourmansk, sous un ordre provenant de Moscou, a interdit à ces officiers de s’inscrire aux sites communautaires « odnoklassniki » et « vKontakte »

Happy Facebook-ing, Odnoklassniki.ru et rutube.ru !…

La natifs digitaux !
Vous savez ces sont ces enfants qui vous hurlent “Papa tu n’est pas juste ! Je vais blogger sur ton attitude !” et le père de répondre “OK, mais je ne te “digguerais” pas !”. Voici, plus bas, 9 mythes liés à la cyberculture et aux cybers natifs.
Encore une fois, vous verrez que le monde virtuel n’existe pas. Les questions du net sont celles de la vie moléculaire posées de manière nouvelle, à travers le prisme “nouvelles technologies”. Donc, oui les adultes peuvent guider leur enfants, non les cyber natifs ne sont pas des hypnotisés du net,

Voici la liste des mythes :

  • Myth #1The online world presents a wholly new and completely different set of issues for youth we must address .
    Many of the issues cropping up with children and young people playing, being, and living online – from cyberbullying, to information evaluation, to online civic engagement - are the same as age-old offline issues, however filtered through a new medium with new possibilities, and new considerations.
  • Myth #2 Digital Natives are wasting time online.
    Young people are learning, gaining skills, and becoming collaborative, critical and informed members of society through their online and digital engagements.
  • Myth #3 Young people online are hugely susceptible to falling victim to sexual predators.
    Digital natives are very aware of the issue of predators sexual online, and even more aware of how to avoid this danger. In fact, one of our most consistent findings among young people across ages and socio-economic groups was their ability in using a variety of strategies to avoid unwanted contact with strangers online.
  • Myth #4 Digital Natives don’t care about privacy.
    New technological affordances have meant that for most digital natives, sharing via digital tools has become the norm – but this does not mean they don’t care about privacy. Privacy concerns vary largely among young people based on age, education, and if repercussions of privacy compromise have been experienced. “Privacy from whom?” is an important question here – hugely differing attitudes are prevalent in regards to sharing with friends, strangers, service providers, and government entities.
  • Myth # 5 Digital Natives don’t care about copyright.
    Copyright is a complicated and scary word – for most digital natives, a notion just vaguely related to something illegal. Young people are hugely lacking in knowledge regarding issues of legality concerning copyrighted content online. While for sure the norm among young people is access for free, many are not indifferent to the rights of creators.
  • Myth #6 All digital natives are experts at navigating online spaces and tech-savy creators.
    While the vast majority of young Americans have access to technologies, the knowledge of digital tools, online spaces, and skills in this arena widely vary. While socio-economic and access to education are strong factors in determining digital natives’ skill level, so is their social group: a major motivator for young people to create online is to do so as part of a online or offline community.
  • Myth #7 Digital Natives are all politically engaged on the internet.
    Most digital natives are not politically engaged, online or off. We did not meet many young people taking part in civic activities online. But the potentials for engagement are great in the digital space due to two major factors: (1) digital natives understand their active role in society, and that their voices are and will be heard (2) online spaces are extremely fluid – based on networks, a single space accommodates for entertainment, socializing, learning, and political engagement - in doing so, networks readily draw those young people who may otherwise be uninspired politically to begin to engage.
  • Myth #8 Digital Natives behavior is outside the realm of understanding for parents, teachers, and other digital immigrants.
    Promises and perils online are often rooted in the same core issues and causes as their offline equivalents. Parents and teachers have much knowledge and wisdom to help guide young people as they move about digital space. However, the medium is different, and it is important for those in the Digital Natives’ lives to learn about the online spaces young people are living in, just as they do about the real-life spaces.
  • Myth 9 Digital Natives are a homogeneous body
    Current initiatives on online child safety assume that digital natives are a homogeneous body - accordingly, we rely on benchmarks of ‘competency’ based on the ‘ideal prudent child.’ Recognizing that digital natives have significant implications for the way we educate, engage and empower young people. More importantly, we need to rethink whether the best interests principle or competency rhetoric continues to be relevant in the digital environment.

Credit: Cyber.law.harvard.edu Digital_Natives

Sortant d’une séance où je présentais les tendances web actuelles retraçant l’historique 1.0, 2.0, etc; les forces en présence étaient, comme toujours, partagées entre la fascination presque ravie et le replis sur l’humain : son vin, sa chair, son sang, son âme, bref ce qui fait son essence pure, sa singularité reconnue.
La réalité d’une conversation de bistrot vs la virtualité apparente d’une conversation digitale. Incomparable. Mais faut-il toujours opposer l’un et l’autre ? Je ne le pense pas.

Pour certains il est impossible de voir les conversations digitales comme l’extension du monde physique : c’est une perte de temps, point barre.
Tentant d’expliquer que le monde numérique peut créer des opportunités de rencontre “moléculaire” et donc se terminer par une conversation amicale dans un café, il y a une barrière qui n’est pas facilement franchie par tous.

Ces mondes cohabitent et interagissent. La séparation des mondes n’est pas une réalité, c’est “un truc de journaliste généraliste” me disait un collègue. Il est vrai que les médias préfèrent souvent stigmatiser les pathologies des gens qui vivent uniquement par procuration numérique, mais ce n’est qu’une fine frange d’individus, et l’excès est partout.
Le monde virtuel n’existe pas. Si vous n’avez pas de correspondant email moléculaire, vous n’envoyez pas d’email, pas de sms, pas de twitter, pas de billets, etc…

Selon Google, 3 ados sur 4 ont une identité numérique sur un MySpace ou un Facebook. Ils grandissent avec ce monde, l’appréhendent et pour eux, le monde digital est “une extension humaine” naturelle, ils vivent avec les deux mondes sans complexe, c’est une évidence. La question qui reste est de savoir si le monde physique continuera à nourrir le monde numérique ou si l’inverse est possible…

Comment découvrir que votre ami-e, copine, etc… vous trompe ? Le monde merveilleux des réseaux sociaux, votre meilleur allié …

[flv]http://datal3.sevenload.com/data55.sevenload.com/18/2c/efkjfec/IRd.flv[/flv]

Tout à fait possible ! :) non ? :)