Rififi chez le webparis qui s’excuse au sujet des quelques problèmes organisationnels de l’édition de cette année. Dans un premier billet, Swisscom n’a apparement pas pu délivrer la connexion internet pour la conférence web (belle ironie).
Mais, voilà que dans ce billet ci, publié aujourd’hui, ce serait Swisscom qui aurait été le moins mauvais !
Extraits :

To be fair with our supplier Swisscom, it is the only internet connection that almost totally worked during the event.

C’est vrai qu’en lisant le premier billet, 100′000 € pour un 100MB par Swisscom, on peut se dire qu’il n’y a décidemment pas de petits profits, mais c’est certainement trop réducteur.

A noter la réaction officielle de Swisscom sur le scal.ch qui tend à être confirmé par ce second billet de LeWebParis ! La première réaction des organisateurs devait être à chaud …

Les vidéos de la conférences sont ici.

Conférences technico-sociales de fin d’année et de début 2009, en effet, alors que LeWeb08 commençait hier, Lift 2009 se prépare. Dans les discussions qui préparent Lift où Lift tente de répondre aux attentes des participants qui demandaient, entre autres et après Lift 2008, d’améliorer les possibilités de networking entre les participants durant la conférence. Je vous livre la réponse des organisateurs :

More opportunities to network. Well, what we can do is create more time for networking and this year’s program, with long breaks and time for lunches, should allow that. Don’t forget that as organizers there is only that much we can do. Try to go to a conference without your laptop and mobile phone and you will see that you will meet more people ;)

A force d’interfacer intensément avec la toile, on en oublierait les personnes moléculaires qui nous entourent ?

C’est utile d’écouter une telle discussion même si elle est un peu stérile sur certains plans. L’intersection entre le politique, les nouvelles technologies de la relation, débattue durant 50 minutes.

C’est une tentative de réponse avec en tache de fond, la réussite de Barak Obama via ce média précis. Il est soulevé que cette élection n’aurait pas pu être gagnée sans les outils web 2.0. Web 2.0 qui aurait permis une attaque “participative” de la campagne sur deux angles : la recherche de finance, et le contact ou l’engagement qui naturellement est plus forte via ce type de communauté que via les médias traditionnaux. L’attitude devant un PC est souvent plus engagée que devant la télévision avec un plat de chips sur les genoux et bien calé dans le sofa…

Aussi, la masse critique de personne connectée à un réseau social -quel qu’il soit- consacre des courants majeurs différents que les média de diffusion. Ceux-ci s’occupent d’un point particulier puis passe au prochain “scoop”. La blogosphère, elle, aurait un autre rythme, un tempo propre, un besoin compulsif à regarder le verre lui même plutôt que de se demander si ce verre est à moite plein ou à moitié vide (clivage droite-gauche classique)… le réalisme = web 2.0 ? Un média qui, à cause d’un contexte qui est toujours écroulé demande un effort d’authenticité aux politiques. Effort bienvenu en fait. Mais effort qu’il ne sera plus nécessaire de faire puisque être toujours “online” éliminera par défaut les personnes qui jouent un rôle plutôt que le leur.
C’est certainement pour cela que le tollé lié au “… conard” de Sarkosy n’a “que” effrayé la Madone mais n’as pas eu de réelle conséquence politique, car sur cette réponse là, Sarkosy était -certainement- authentique !