J’aime les gens qui ont des convictions et qui les défendent. Mais certains me fatiguent à force de trop les répéter à ce petit peuple qu’il faut éclairer. Mr Pilet est un fervent défenseur de l’Europe et ne manque aucune occasion de démontrer par A+B que la Suisse est sur une voie de garage face à l’Europe. Pourtant, ce discours ne prend pas, la Suisse semble fort contente de son statut “bilatéraleux”. Et comme ce bilatéralisme paraît fonctionner… les suisses ne voient certainement pas l’utilité d’une adhésion. Je comprends cette attitude sans la partager, mais j’ai peut-être un regard bien trop extérieur ! Cela dit, une recherche de nouveaux arguments (autre que “l’Europe c’est bien !”) serait la bienvenue !
Jacques Pilet dans un de ses derniers mots s’exprime sur Vista et sur tout ce petit monde IT qui s’apprète à faire vendre a) une nouvelle release windows, b) tous les nouveaux ordinateurs qui vont avec. Bref, le début d’une nouvelle ère de croissance dans le secteur”. Il n’a pas tord, mais le ton est simplement scandaleux. Finalement, c’est un peu comme le Beaujolais nouveau… qui vient chaque année… c’est le même principe mais à une plus petite échelle. Bien sûr, on peut décider de garder le Beaujolais nouveau de 1972, c’est chic et pas trop ringard. La question de la ringardise est ridicule et les pauvres DSI ne se laissent pas convaincre comme de pauvres moutons égarés…
Bien sûr Micro$oft avec sa position dominante à un chiffre d’affaire supéreur aux 100 premiers éditeurs européens (sic!) y compris SAP et Sage ! Le monde libre s’organise mais ne fait pas encore totalement le poids. Et puis ce fameux monopole mondial a tout de même eu le bon côté d’avoir des formats de fichier identique, en France, aux USA, en Russie, en Australie, en Colombie ! Un vrai tour de force pour l’époque. Et Micro$oft a quelques soucis à se faire avec Office 2007. Ce n’est pas un hasard si les formats de fichiers vont encore changer (openxml, je crois) avec cette nouvelle release, mais ils changent pour s’aligner sur plus d’ouverture. En effet, d’autres suites sont gratuites ou bien moins onéreuses. Même si le passage de Office à une autre suite se fait relativement facilement dans les petites PME, c’est une autre histoire dans les grandes entreprises (étude intéressante sur le sujet logiciel libre vs propriétaire) ! Le bon côté des choses c’est qu’aujourd’hui il y a des alternatives aux produits propriétaires dans le domaine du logiciel libre et que de plus en plus de compagnie intégre cette composante dans tout achat de produit. Car la question aujourd’hui est d’avoir le bon produit, pas le bon éditeur. Et le bon produit est celui qui permet de s’en détacher relativement facilement.
Alors Jacques… alors….

