nous googlons (humm !?)
vous googlez
ils googlent… STOP !!!!!!!
Cela fait quelques temps que des petites phrases entendues lors de conférence sur le Web, où de tout autre “talk” résonnent dans ma tête comme quelque chose qui est plus qu’un excès de langage. Un exemple ? Alors que l’orateur propose ses idées, il ajoute “Si tu googles -La réalité augmentée- tu tomberas sur x ou y site parlant du sujet”.
Le verbe (re)chercher disparaît du vocabulaire au profit de “googler”.
Pour illustrer le propos d’une autre manière, un dernier incident qui a cristallisé un peu plus l’omniprésence de google à tous les niveaux : dans un récent entretient d’embauche, je demandais au candidat dans un scénario assez précis “Comment décideriez-vous ou faites-vous pour résoudre ce problème ?”. Il répondit “Je google le problème, et mets en oeuvre la solution”. Google comme une béquille cérébrale.
C’est cet article par Frédéric Rabat qui inspire ce court billet.
Mr Rabat, enseignant, y décrypte certains aspects de Google : le mythe du garage, le mythe artisanal, concepteur ado (pureté d’intention), publicité discrète qui renforce l’impression de spontanéité, un nom qui rappelle l’enfance et qui est facile a retenir par les enfants, efficacité linguistique, graphique, et technique… mais quelles sont les zones d’ombre de la mécanique.
A lire aussi : Le dossier du journal du Net sur Google.
Alors comment éviter Google ? Se rappeler aussi que beaucoup de sites internet empêchent l’indexation par des moteurs de recherche. Wikipedia bien sûr fait peur à Google, Technorati permet la recherche à travers des milliers de blogs.
Mais surtout
On a aussi, selon la nature du contenu de l’information : moteurs d’images, de vidéos Blinkx recherche à travers plus de 26 millions d’heures de vidéos, recherche de podcasts avec Casteropod, et de musiques avec Seeqpod…
Et finalement, un moteur visuel Searchme, cartographique Grokker.
L’énorme avantage de ces outils c’est qu’ils permettent de réaliser des recherches au delà des sites convenus. Aussi, souvent, une recherche permet d’atteindre différents sites surlequels on fait en général des requêtes séparées. Allez, sortez du sillon Google et dites “Baagzer” plutôt que “Googler”, c’est plus innovant !


June 2nd, 2008 at 00:22
… sortez du sillon Google pour rentrer dans le sillon Baggz ou Thagoo ou autre….. Pas de recherche perso, mais un sillon tracé. Plus simple, plus sécurisant. Après les églises, les sillons WEB. L’homme reste ce qu’il est : un animal ayant besoin de repères, de directions et de guides…
June 2nd, 2008 at 09:48
Salut !
Tout à fait, mais autant suivre plusieurs sillons à la fois…
Ce qui est surprenant avec Google c’est cette non remise en question du côté monopolistique (de fait) de l’engin.
Imaginons un instant la même chose dans les médias traditionnaux avec un outil qui deviendrait le portail de tous les journaux analogiques, une espèce de grosse machine du style “Self-Snack” où on pose une question -insérons la monnaie tout de même !- et par rapport à celle-ci, la machine nous sert le journal qu’elle juge le plus approprié (soit, le Temps, le Monde, Libération, L’Express, La TDG, etc…)… Finalement, Google, c’est un peu ça non ?
June 2nd, 2008 at 17:51
Ce qui est intéressant c’est que le moteur de recherche s’est imposé par lui-même (ok, le marketing a fait son boulot) et si c’était simplement parce qu’ils sont meilleurs que les autres (facilité d’emploi, vitesse, précision, etc..) car finalement rien ne nous empêche de changer le moteur de recherche par defaut de nos “butineurs” (c’est comme ça que ça s’appele en français parait-il) ainsi que la page d’accueil.
Personnelement Google ne m’oblige à rien, mais force est de constater que les solutions à disposition sont plaisantes, integrées et cohérentes. Qu’est-ce qui empêchent les autres d’en faire autant ?
Et puis l’homme étant un animal d’habitudes, lorsqu’il apprécie quelque chose, il a de la peine à en changer..extrait
Donc, Pepsi ou Coke, Coop ou Migros, Apple ou PC (ou devrais-je dire “compatible PC”), Google ou Yahoo, etc… La liste est longue.
J’avais trouvé en mars dernier un simple dessin qui résumait bien pourquoi certaines marques et leurs concepts ont tant de succès.
Si le lien n’est pas repris :
http://nomadcom.net/blog/2008/03/11/may-not-be-apple-or-google-who-wants%E2%80%A6/
June 2nd, 2008 at 18:27
Mais est-ce qu’on peut comparer Coke et Google ? Je ne crois pas ! Et évidemment j’utilise Google comme tout le monde… et reconnais son efficacité, etc…
Le billet voulait être interrogateur sur un Google qui gère, organise, efface (je n’écris pas manipule à dessein… car je n’en sais rien !) de l’information… et nous la sert presque exclusivement…
J’achète le Monde, le Temps, je regardes EuroNews, Canal 24, France 24 (in french), etc… car lors de mon éducation, on m’a dit “diversifie les sources”… mais je fais presque 90% de mes recherches sur internet via Google. Ce qui n’est, en soit, pas bon ! Et pourtant des alternatives intéressantes existent… (et je ne suis pas un animal
)
June 5th, 2008 at 06:07
[...] parlait déjà de Google ici. Mais le monstre étant ce qu’il est, il fascine. Depuis toujours, la réussite intrigue. Ce [...]