Je lis, depuis maintenant quelques mois, avec une certaine délectation le blog de Mr. Andrew McAfee (Harward Business School). Il diserte sur les aspects ICT, web 2.0, Enterprise 2.0, etc…

Son dernier billet pose la question en titre de celui-ci. Tout d’abord, il fait un constat : énormément de métiers ont été bousculés par les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), scientifiques, ingénieurs, analystes financier par exemple. L’outil leur permet dans leurs branches respectives d’accéder à des océans d’information. Et un nombre grandissant de métier est touché, même des professions éloignées des cols blancs (les créatifs en particulier). Mais toutes ces professions agissent dans un cadre uni disciplinaire par rapport à un manager général qui par essence officie dans un cadre transversal.

La question soulevée est simple : Est-ce qu’un gestionnaire de ce type peut être épaulé par un outil informatique ? Existe-il des outils ?

Mr McAfee en est persuadé. Il donne des exemples (Zara, Los Grobo, MK Taxi, et Dubai Ports Authority). Que les professeurs en soient convaincus, on attend que cela d’eux. Les étudiants le sont-ils ?  Les gestionnaires de demain le seront-ils ? Ceux d’aujourd’hui certainement pas. Pour eux, sortir des clichés est une sinécure. Le changement alors qu’on vient de s’établir en tant que manager général ? Pas facile. Il faut convaincre les gestionnaires de la plus value d’un outil par l’expérience, et pourquoi pas décrire les exemples « à ne pas suivre » (vous savez, ceux où un outil ICT est déployé sur une organisation boiteuse, première conséquence l’outil n’apporte pas le gain de productivité prévu ou pire il augmente le dysfonctionnement, il s’en suit une perte financière tant sur l’investissement lié à l’outil et sur les gains de productivité escompté mais pas atteint). Mais si cette description est ressentie comme du catastrophisme, le manager ne sera pas réceptif, car « on est toujours meilleur qu’autrui »

Monsieur McAfee pense que relativement peu de responsable en place aujourd’hui croie qu’un outil peut en effet créer une différence majeur. Il ajoute que « plusieurs (presque tous ?) d’entres eux pensent une combinaison de ceci : »

1.  Les décisions IT devraient être prises a un relativement bas niveau de l’organisation. Après tout, que savent les exécutifs du meilleur routeur, ou de l’outil le plus approprié ?

2.  Les top managers sont très occupés et aimeraient avoir une chose en moins à faire. Si il n’y a pas de réel risque à externaliser les décisions ICT, pourquoi ne pas le faire ?

3. Beaucoup pensent que le jargon IT est impénétrable and qu’ils ne peuvent apprendre a « parler IT »

4.  Les acteurs IT ont une tendance a trop promettre et ensuite de ne pas délivrer les outils. Ensuite le gestionnaire a l’impression de s’être fait vendre des produits technologies à grands prix, il arrête de d’écouter.

5.  J’en ajouterais une: la peur, une chose que les managers connaissent c’est l’imbroglio qu’il est assez vite possible d’atteindre lorsqu’on s’attaque au développement, déploiement d’un outil… 

Depuis les années 1990, des ERP (ex: SAP) sont tout à fait verticalement … transversal. Ce que je veux dire par là c’est que ce style d’outil impose souvent toute ou partie du fonctionnement à l’entreprise. Par contre c’est sensé être tout le contraire avec ce qui est appelé l’entreprise 2.0 qui verrait donc des outils remontés de la base vers les managers. A mon avis c’est encore quelque chose qui leur faire peur…

Et votre avis ?

One Response to “Est-ce que le management est transformé par les TIC ?”

  1. #1 www.romanding.ch says:

    Est-ce que le management est transformé par la TIC ?…

    [...]vous savez, ceux où un outil ICT est déployé sur une organisation boiteuse, première conséquence l’outil n’apporte pas le gain de productivité prévu ou pire il augmente le dysfonctionnement, il s’en suit une perte financière tant sur…

Leave a Reply