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Un documentaire… encore avec Mr Stallman, Linus Torvalds (entre autres), belle aventure qui a plus à voir -comme toujours- avec des modèles de sociétés qu’avec de la technique pure et dure.

C’est finalement incroyable d’avoir tellement de développeurs pour réaliser un produit, c’est un fonctionnement en complet désaccord avec ce qui est vu comme les meilleures pratiques (spécifications, processus contrôlés, etc) pour le développement de software !

La suite:
Partie 2, Partie 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9

Le canal 33 de Catalogne a reçu le géniteur du logiciel gratuit fin septembre 2008. Un radical du gratuit (GNU) ! Un radical (utopiste ?) qui veut changer la société grâce à la technologie. Suite à cette vision pour le moins fondamentaliste (free software) est né la vague du logiciel “libre” moins radicale dans son approche de partage.

“Es muy tonto dar un precio al conocimiento, porque impide el uso del conocimiento, destruye el resultado deseado del conocimiento, porque tener conocimiento si hay obstáculo a su uso? No es logico! “

30 minutes environ sur le sujet (tout de même pas très grand publique), avec quelques accents de catalan ! Bravo canal 33 !

- Seconde partie : (Piraterie musicale ? Patente de software possible en Europe (ce n’est pas le cas aujourd’hui) ? )
- Troisième partie : (Fiché par le FBI ?, Ami de Bill Gates ?, Que faire pour comprendre mieux le sujet ? 1′000′000 de développeurs pour 20′000′000 d’utilisateurs ? La fin de l’interview n’est pas, humm, évidente !)

C’est utile d’écouter une telle discussion même si elle est un peu stérile sur certains plans. L’intersection entre le politique, les nouvelles technologies de la relation, débattue durant 50 minutes.

C’est une tentative de réponse avec en tache de fond, la réussite de Barak Obama via ce média précis. Il est soulevé que cette élection n’aurait pas pu être gagnée sans les outils web 2.0. Web 2.0 qui aurait permis une attaque “participative” de la campagne sur deux angles : la recherche de finance, et le contact ou l’engagement qui naturellement est plus forte via ce type de communauté que via les médias traditionnaux. L’attitude devant un PC est souvent plus engagée que devant la télévision avec un plat de chips sur les genoux et bien calé dans le sofa…

Aussi, la masse critique de personne connectée à un réseau social -quel qu’il soit- consacre des courants majeurs différents que les média de diffusion. Ceux-ci s’occupent d’un point particulier puis passe au prochain “scoop”. La blogosphère, elle, aurait un autre rythme, un tempo propre, un besoin compulsif à regarder le verre lui même plutôt que de se demander si ce verre est à moite plein ou à moitié vide (clivage droite-gauche classique)… le réalisme = web 2.0 ? Un média qui, à cause d’un contexte qui est toujours écroulé demande un effort d’authenticité aux politiques. Effort bienvenu en fait. Mais effort qu’il ne sera plus nécessaire de faire puisque être toujours “online” éliminera par défaut les personnes qui jouent un rôle plutôt que le leur.
C’est certainement pour cela que le tollé lié au “… conard” de Sarkosy n’a “que” effrayé la Madone mais n’as pas eu de réelle conséquence politique, car sur cette réponse là, Sarkosy était -certainement- authentique !

Je m’étonne toujours de l’émotion qui fatalement entoure le média, la technologie. Tu mets “quelques câbles” reliés entre eux, quelques services qui relient les gens, et dès que la technologie - soi-disant - flanche, ou qu’on préfère ne pas appréhender les nouvelles mouvances du système pour toutes bonnes et moins avouables raisons, on met les pieds contre le mur, et en dessert on obtient inévitablement : de belles émotions.

“A l’aide !!!!! Je n’ai plus de web” - “Je déteste la technologie, je désire installer Skype ne fonctionne pas ?” - “Je ne remplacerais pas cet ordinateur qui n’a “que” 5 ans. Je te propose un petit Beaujolais… nouveau” - “Cet internet n’est pas assez rapide, je perds mon (ndlr: précieux) temps”

Dès que la technologie n’est pas ou plus servile d’un point de vue utilisateur, l’humain se transforme en un monstre échaudé, comme si tout lui échappait, comme si tout à coup l’usage sociopolitique qu’il fait de l’outil se retournait contre lui. Ca va jusqu’à désirer un arrêt du progrès, et si le monstre bave de colère, il te proposera même de revenir 10 ans plutôt : c’était tellement mieux avant, non ?!

Le web est le reflet de la société ou celui des internautes qui le compose ? Un peu des deux ? Peut-être, ce qui est certain c’est que, par les temps qui courent, La bulle 2.0 va se dégonfler. Certains donnent 50 à 80% des start-up liées au web 2.0 mourantes avant la fin de l’année. Ainsi va le monde, ainsi sont les cycles. Mais que restera-t-il du web 2.0 ?

Tout d’abord, la technologie ou les progrès liés à ce boum web 2.0. Qui peut aujourd’hui se passer par exemple de la syndication ? Des wikis et autres possibilités de podcast ? Le blog ? Il évoluera, vers des communautés de blogs ou quelles autres évolutions voyez-vous ?

Des outils collaboratifs en ligne comme GoToMeeting ou webex. Ou même ces supports numériques (exemple ici) de co-travail qui suivent des i-meeting, ou comment prolonger ces rendez-vous physiques incontournables durant lesquels ils se passent milles choses, où milles idées sont évoquées et qui sont toujours trop court, ces supports permettent de prolonger… le plaisir.

La notion de présence aussi. Depuis le web 2.0, on sait tout de tout le monde, presque tout ce qui est fait en temps réel. Twitter ou tout autres outils IM (même si l’IM à proprement parler n’est pas taggé 2.0) vont dans ce sens. Le processus web 2.0 a été intéressant.

Et puis sinon, ces dernières années c’est aussi une certaine victoire du libre. Firefox avec tous ses pluggins (orienté web 2.0 pour bien surfé sur la vague…), ou OpenOffice qui font leurs chemins bonant malant chez les particuliers, mais aussi dans les PME.

Et puis chic, les adresses web pourront s’écrirent en cyrillique ou dans d’autres langues que l’anglais et l’alphabet latin… ça promet ce web non ethnocentré sur l’occident ! Enthousiasment !

Les outils gartuits… il faudrait toujours s’en méfier !

Quelques détails:

Extrait France24:
Le rapport canadien, intitulé “La Confiance brisée“, est le résultat d’une enquête menée par Nart Villeneuve, un informaticien spécialiste de la surveillance d’Internet. Il montre que certains mots-clefs tapés dans la version chinoise de cet outil de “chat”, comme “Falun Gong”, “indépendance de Taïwan” ou “lait en poudre”, déclenchent des alertes qui sont envoyées sur des ordinateurs contrôlés par Tom, le partenaire de Skype en Chine. Avec ces mots-clefs, sont également transmis les noms d’utilisateurs et les adresses IP (une adresse permettant d’identifier physiquement un ordinateur) des internautes. L’entreprise américaine offre aux autorités chinoises une gigantesque base de données où s’enregistrent automatiquement les conversations de ses citoyens “suspects”.