Archive for November, 2007

Une année d'existence pour Futile mais Nécessaire sur embargo.ch dans sa version blog. Environ 90'000 visiteurs ce qui est respectable pour un blog -entre autre- technique et en français. A cette occasion, une boutique (binary minded people) avec de merveilleux t-shirt léchés de non moins sympathiques textes liés à la chose ICT -comme web 2.0 swiss, Human Latency, I am your default gatway, The machine is US, etc…- est disponible…

Tu veux d'autres textes ? N'hésites pas à proposer…

Alors que nous sommes en pleine frénésie web 2.0. Le web sémantique semble-t-il en panne ?

Mais c'est quoi ce web sémantique ou web 3.0? C'est la possibilité de poser des questions sémantiques comme "Vacances pas cher aux Seychelles avec Aeroflot" dans un moteur de recherche. La réponse devra donc intégrer tous les éléments, le réseau devra savoir si Aeroflot est un ami ou une compagnie aérienne, avoir "une idée" de ce que signifie "pas cher", etc…

Dit autrement le web sémantique est "la création d'une infrastructure web dans laquelle différentes sources d'information peuvent être intégrées sur demande pour effectuer un certain nombre de tâches".

Ou dans la veine de ce post (NESTA) avec des analogies sympathiques:

web 1.0, c'est comme acheter son pain à l'épicerie

web 2.0, c'est comme faire son pain à la maison et inviter son amicale du pain à le partager 

web sémantique, c'est organiser "la fête du pain" sachant que Pierre est allergique au sésame, Jacques est absent et Benoit déteste le pain…

web semantique

C'est donc une manière de rendre lisiblo-compréhensible l'information sur le web pour les machines en n'oubliant pas que le web est aujourd'hui écrit afin que l'humain (et non l'ordinateur) puisse appréhender ce qu'il lit et voit.

Le web sémantique fait appel à l'Intelligence Artificielle afin d'ajouter cette touche "sémantique".
Toute la question est de savoir si le tagging en masse web 2.0 d'aujourd'hui sera un jour exploitable (à travers des META spécifiques et standards dans les pages web) afin de pouvoir retourner aux utilisateurs une réponse sémantique. Ou si il faudra que des web sémantiques soient construits dans des corporations distinctes (médicales, voyages) et atteignent une masse critique pour ensuite être interconnectés…
 
Ping the semantic web here
 

La Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information (MELANI) a sorti son rapport sur la situation en matière de garantie de l'information en Suisse et sur le plan international.

Le document fait 35 pages et le profile des soucis est singulièrement toujours le même :

  • Phishing visant des services financiers a fortement baissé en Suisse et toutes sont restées vaines. Mais de plus en plus d'attaques fructueuses via des maliciels. Les systèmes d'authentification à deux facteurs (liste à biffer, secure ID, etc…) n'offrent plus une protection sûre dès le moment où l'ordinateur est infecté par un maliciel.
  • Espionnage industriel et vol de données reste d'actualité.
  • Attaque visant des serveurs web qui les rend infectés et réalisant, malgré eux et côté client des "drive-by download" -tu surfes sur le site et un download sur ton client est réalisé sans que l'utilisateur ne fasse rien et exploite une faille OS ou browser-
  • Maliciel vecteur d'attaque, envoyé de manière très ciblée en utilisant des astuces de "sociale ingénierie" (linkedin, Xing, etc…) aux responsables de PME ou Patron souvent les moins à même de réagir correctement en tant qu'utilisateur…

On lit aussi:

[..p.11] La cybercriminalité est déjà considérée comme plus lucrative que le trafic international de la drogue [...] avec moins de risque…

[...] Attaque DDoS contre la l'Estonie à fin Avril après le déplacement d'un monument Russe s'est terminé 24h après son début, à la fin de la location du réseau de zombies [...] Les DDoS à mobile politique (hactivisme) n'a rien de nouveau, mais dans ce cas précis, les attaques ne peuvent être attribuées ni à la Russie officielle, ni à aucun autre acteur concret. Des indices suggèrent bien qu'elles pourraient émaner des milieux nationalistes russes. Mais il est impossible d'y démêler les ententes entre les auteurs présumés. [...]

[...] Comment faut-il qualifier en droit international / droit de la guerre une attaque cybernétique contre un Etat ? L'article 5 -une attaque contre un pays = une attaque contre tous les pays signataires du traité = une réaction de tous les pays signatairs- du traité de l'OTAN pourrait être étendu à de telles attaques…[...]

Vous voulez des "kit maliciels ?", [...] ça existe pour 1000 US$ sur le marché noir Russe! Une attaque DDoS coûte 10 à 20 US$ l'heure par serveur d'envoi de pourriels, 10 000 000 de pourriels par jour coûtant 600 US$. Par compte d'accès à internet (50 US$ par site d'affaire électronique Russe, 7 US$ par compte ebay ou paypal), la carte de crédit est à 500 US$ (avec le pin, 25 US$ sans mais avec toutes les informations nécessaires pour un paiement online). Les keyloggers sont à 40 US$ et un cheval de Troie pour quelques centaines ou millieurs de dollars suivant la complexité exigée ! Et il paraît qu'il y a une forte concurrence dans le domaine ! [...]

En page 30, les bases légales sur la cybercriminalité en Suisse…

En exclusivité, voici le visage de MELANI :

Ce qu'écrivent les autres : Pointblog.com trouve joli le mot "maliciel". Meg-securs reprend le rapport tout comme Spyworld actu

Via nouvo.ch et son sujet grand public sur la fraude dans l'e-banking

Ce qu'on peut dire encore : l'interface n'est pas intuitive, la formation aux utilisateurs pourrait être cornélienne. Et la pierre angulaire de l'interfaçage avec des PABX traditionnaux semble être faite d'un terroir propice à toutes les mauvaises surprises… mais qui dit identité numérique unique dit solution unique… en amont avec Exchange, AD, etc… et maintenant en Aval … n'est-ce pas Mr Microsoft ?

On a donc un outil qui est basé sur des changements de codecs en fonction de la bande passante disponible plutôt que sur la fiabilité du LAN/WAN (avec VLAN, etc pour CISCO)…

Vous trouverez ici ce que Tom Keating (CTO, VP, Founder of TMC Labs; Journalist reporter for Internet Telephony Magazine) pense de Office communicator

Deploying OCS 2007 now takes the "crown" from Exchange Server as the most complex piece of Microsoft software to install. It requires installing more components than you can shake a stick at, including schema changes to Active Directory, installation of a Certificate Server & certificates, knowledge of regular expressions for dial plans, deployment of a Mediation Server for connecting to the PSTN, knowledge of VoIP and SIP configuration, and more. That being said, Microsoft has abstracted a lot of the complexity of installing OCS 2007 using a very easy to use wizard that guides you through all of the steps. It's a bit similar to the Exchange deployment wizard, but much more comprehensive.  You still have to know what the heck you are doing though. This isn't simply clicking Next, Next, Finish kind of wizard.

Lisez ses conclusions… 

Bill Gates waffles on the end of PABX sur ChannelWeb

Ce que dit Christopher Maneu (passionné et Microsoft Student Partner), pas vraiment de critique de l'outil dans son billet (c'est peut-être car OC est jeune…) mais une sympathique vidéo que je reprends ici:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=6zLrCmPT5pk[/youtube] La vidéo est de Boris GK. Tout à fait geeky, à la limite de 24h Chrono !

18.10.2007: La mort des PABX ? Bill Gates prédit la disparition des autocommutateurs privés, alias PABX, qu'il a comparés à des mainframes monolithiques et sclérosés. L'objectif des outils de messagerie unifiée tels qu'OCS est d'intégrer la voix dans le flux d'information numérique géré à partir du poste de travail. L'intégration vise à la fois les couches techniques (réseau, protocole) et applicatives. Un même écran peut donner simultanément accès à plusieurs vecteurs d'échange (voix, messagerie instantanée, vidéo) avec une gestion des présences (utiliser le bon outil pour contacter le ou les interlocuteurs) et du contexte (récapitulatif des informations disponibles dans le système d'information).
[...] refaire l'apologie de la communication unifiée, clé de voûte de l'identité numérique unique ! [...]. L'argument maître est le gain de productivité. A raison de 37 minutes perdues par semaine dans les méandres des échanges avortés (appels dans le vide, message déposé puis écouté), on arrive, selon Microsoft, à une semaine gâchée par an. A notre époque où l'on en est à chasser le "temps de latence humain", c'est, paraît-il, beaucoup.

 
Le détail des produits annoncés

- Office Communication Server ( OCS) 2007 : pierre angulaire de la stratégie de communication unifiée de Microsoft, OCS utilise le protocole SIP (Session Initiation Protocol, le protocole de l'IETF pour négocier des sessions multimédias pair à pair) pour gérer la VoIP, la messagerie instantanée (IM) et la vidéoconférence. Ce successeur de Live Communication Server 2005 revient à 2800$ auquel il convient d'ajouter un peu moins d'une centaine de dollars par licence d'accès. La version sans gestion de la VoIP et de la vidéoconférence revient à 500$ pour le serveur et à une vingtaine de dollars par client.

- Office Live Meeting : l'outil maison pour tenir des téléconférences et partager des documents. Deux versions sont proposées. L'une, dite Professional Edition, supporte 1250 accès simultanés et garde en mémoire les réunions pendant près d'un an. Elle revient à 15$ par utilisateur. La version dite Standard Edition supporte quinze utilisateurs et est facturée 5$ chacun.

- Une mise à jour d'Exchange Server 2007, qui lui permet de gérer les appels téléphoniques et d'intégrer la messagerie vocale à Outlook.

- Outre le téléphone logiciel d'Office Communicator, des combinés adaptés sont proposés par Nortel Networks, Alcatel-Lucent, Avaya, Cisco, LG-Nortel, Mitel Networks, NEC-Philips Unified Solutions, Polycom et Siemens. Microsoft commercialise aussi un périphérique, RoundTable. Pour 3000$, cette caméra à 360° pour la vidéoconférence sait zoomer sur le participant qui prend la parole.

Sources: LeMondeInformatique

Une tentative web 2.0 ou social networking (basé sur le téléphone mobile) qui vaut ce qu'elle vaut !

 

Nokia qui aimerait bien -enfin- mettre un pied dans la toile propose un social networking tout à fait orienté téléphone mobile. Encore un et je me demande si ça n'arrive pas un peu tard !

C'est ici.

On y fait quoi ? On upload des polytones ! Des images, des sons, des documents, des applications, des jeux et des vidéos qu'on peut donc ensuite atteindre à travers son PDA, téléphone 3G+ ou wifi…

C'est en version beta et environ 80'000 utilisateurs sont inscrits… Est-ce que cela décollera ? Ce n'est pas certain, le réseau 3G est encore trop "business oriented" ou dans certains pays trop cher pour les moins de 25 ans qui sont, soyons honnêtes, les seuls qui sont à même de potentiellement être intéressés par cette initiative…

En parlant de Nokia, voyez le poster de tous les Nokia depuis 1982 ici.  (via weblius)