Le chapitre dont le titre est "hyperlinked organization" est très divertissant. Il décrit Internet comme l'intranet des communautés, des compagnies, et des gens. Tout le monde est potentiellement en contact. Il détruit complètement toute l'organisation pyramidale des entreprises : disant qu'elle n'est présente que pour des raisons de peur, peur d'être exposé au marché, aux subordonnés, aux clients qu'elles perçoivent comme adversaires à persuader voire à vaincre.

Il dit aussi que les org chart donne la liste des personnes à éviter dans une entreprise ! (Tous ces auteurs ont dû, après publication, se faire virer à mon avis !)
Et de donner des exemples : - La newsletter de la compagnie qui est sensé booster le moral des troupes, mais on sait tous via des emails, ou chat inter-employés que tout n'est qu'heureux mensonges ! - La fameuse carrière qu'il décrit comme une impasse au vu de l'org chart qui est vraiment étroit vers le haut ! – Toute l'information vous sera donnée pour pouvoir faire votre travail, alors que l'information est sélectionnée pour supporter une décision ou une vision globale – Que tout n'est pas dans le type de nourriture (employés : on vous fera des plats é-qui-li-brés) de la cafétéria !
Bref, le net jette tout le monde en intercommunication sans filet. Pas de rôle, pas d'autorité, impossible de se cacher derrière sa business card ! L'idée même de VIP sur le net n'est pas possible. Les conversations sont entre individus. Le net aplatit le monde !
Des conversations, des idées qui n'amèneront peut-être nulle part, mais sans elles, c'est de toute manière le néant. Et les -vraies- conversations sont possibles qu'entres personnes qui se sentent égales.
Il soutient qu'un intranet doit être bottom-up pour fonctionner, à moins que l'entreprise soit déterminée à y laisser courir de vraies discussions et qu'il n'existe donc pas de chaînes d'autorités et de responsabilités qui valident ce qui peut être "posté". Si cela devait être le cas, les conversations se passeront ailleurs…
Un autre exemple, imaginons un support régional qui n'est pas à même de répondre à des questions de clients. Il est fort probable que le responsable de la centrale mette en relation le client avec son réseau de compétences personnel. Il aura rendu un client content mais le centre régional se sentira floué. Ici précisément, Il aura bien fait appel à un "hyperlink" de son réseau plutôt qu'à une chaîne de commandement.
To be continued…

