Je lis dans le numéro 25 de l’Hebdo (je ne trouve pas l’article en ligne) les mots suivants prononcés par Alexander Segert (AS), le charmant qui conçoit les campagnes du non moins bucolique UDC. Attention, voilà la phrase “Pour être compris par les électeurs, mieux vaut rester simple et stupide; stupide au sens noble du terme”.
Ces mots sont rapportés et je les retransmets, il y a donc très certainement quelques -nobles- simplifications. Cela dit, plus loin, on lit encore:
(AS) “J’ai beaucoup de politiciens qui viennent chez moi et me disent juste qu’ils veulent être dans les médias” s’amuse le publicitaire un peu dépité devant tant d’ingénuité. “Je leur réponds qu’ils n’ont qu’à se promener à poil sur Paradelplatz…” Ach…
il ajoute tout de même “Celui qui attire l’attention sans contenu derrière n’a strictement rien atteint” ohhh !
Ensuite, il explique que seul 2-3% de la population comprenne la plateforme programmatique d’un parti et qu’il applique donc le KISS (Keep It Simple and Stupid) et qu’il “tient particulièrement au second “S”". Il n’y aurait rien de méprisant là dedans bien au contraire: une marque de respect que de faire un effort pour être compris…
La campagne UDC contre Schengen de 2005, vous vous souvenez des affiches ? C’est ce même publicitaire. On nous dira encore qu’il ne fait que réaliser ce qu’on lui demande, que la communication n’est qu’un outil, en quelques sortes que le vrai méchant c’est pas lui, qu’il ne fait qu’accepter des francs pour transmettre des idées qui ne sont pas les siennes, qu’il ne fait que son travail…

